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Tout ce qu'il faut savoir sur le vin

Le point sur les millésimes L’accord idéal des vins et des mets Carte des millésimes : la Vintage Code© La vigne et les sols des vignobles L'éthique du vin Les principaux cépages L'encyclopédie du vin L’élaboration des vins

04/01/2014

L'ASSIETTE CHAMPENOISE, LES BIERES ET LES VINS

L’assiette de charcuterie champenoise se compose de différents produits tels que les andouillettes de Troyes, les pieds de porc truffés, la langue à l’écarlate ou le gâteau de grelons, un feuilleté à la hure de porc. Dans les Ardennes on trouve la terrine de cerf au kirsch, les rillettes de sanglier, un pâté typique que l’on peut tartiner ou non, c’est selon le goût de chacun. A Rimes, il vous faut goûter le boudin de lapin ; à Rethel, les « tourtelets », sortes de pâtés au boudin blanc –spécialité de cette localité servie à Pâques. Mais il ne faut manquer à aucun prix les jambons des Ardennes aussi variés que bons, de Reims ou de Sézanne, chacun ayant un goût différent.

 

LES MAISONS ET VIGNERONS CHAMPENOIS DE L'ANNEE / Accèdez gratuitement aux commentaires du GUIDE DUSSERT-GERBER 2014 en CLIQUANT ICI

 

Quant aux pâtés, il y a celui au pigeon de Reims, d’oie de Rupt et de Langres. L’énumération serait incomplète si l’on omettait les deux spécialités de la Champagne, l’épaule panée ou en croûte de Sainte-Menehould et les jambonneaux à la chapelure.

Les grandes forêts et le climat rigoureux font de cette région le fief du gros gibier comme le sanglier que l’on chasse dans les Ardennes, les cerfs et les biches qui sont traqués dans les chasses à courre. Le petit gibier est surtout constitué de gibier à plumes, essentiellement des grives et des perdrix. On trouve peu de volailles, si ce n’est le pigeon ou le poulet élevé dans les Ardennes, quelques agneaux et du porc, suffisamment pour alimenter les produits charcutiers.

Les plats de poisson sont préparés à partir de poissons de fleuve, souvent utilisés en friture ou selon des recettes plus audacieuses comme le brochet braisé au champagne ou encore farci à la viande ou au jambon.

La Champagne n’est pas une région où l’on mange beaucoup de soupes. A part celle au lait à laquelle on ajoute des vermicelles dans les Ardennes, ou celle aux pommes de terre, légumes, bœuf et pourpier servie avec du pain brioché, c’est à peu près tout. Les Champenois préfèrent une cuisine plus élaborée où les vins de Champagne entrent pour une large part, comme par exemple le coq au Bouzy.


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Le plateau de fromages se compose essentiellement de carré de l’Est, au lait de vache, et du « chaource », également au lait de vache. On trouve toute une série de cendrés, plus ou moins forts selon leur provenance, ainsi que le langres –de la région du même nom– à la pâte délicate. Tous ces fromages peuvent être consommés avec de nombreuses galettes, des miches de tailles variées pouvant atteindre jusqu’à six kilos. Mais il faut savourer seul le pain brioché des Ardennes.

Les pâtisseries, elles, sont représentées par les célèbres biscuits de Reims, servis avec du champagne. Il y a également comme spécialités le pain d’épice rémois, les nonettes, les croquettes, la tarte aux prunes à la frangipane, dite « meusienne », celle aux quetsches, l’ «anglois », sans oublier les gaudichons de Rethel, sortes de raboites aux pommes, ou un gâteau fait à Charleville, le carolo.

Dans les friandises, le Champagne est de nouveau à l’honneur. On le trouve parfumant des chocolats en forme de bouchon qui sont d’ailleurs présentés dans une vraie bouteille de champagne. Sedan nous offre sa spécialité de chocolats en forme de caillou, les « rocaillons », Reims son massepain, Langres son nougat au miel de la région.

 

LE CHAMPAGNE

Un bon Champagne c’est charmeur, un grand Champagne, c’est toujours un plaisir exceptionnel, que l’on n’a d’ailleurs jamais pu copier ailleurs. Les hommes et les femmes, les assemblages et les terroirs font, là comme partout, toujours la différence.

Il y a de très belles bouteilles millésimées 2004 ou 2002 (le 2003 moins passionnant, un peu trop “rôti”) et certains vieux millésimes (1998 et 1995, notamment) sont remarquables de fraîcheur et prouvent le potentiel d’évolution des meilleures cuvées. On trouve de remarquables Vins, millésimés ou non, à des Prix très justifiés, dans toute la gamme, comparativement à d’autres appellations, et on comprend le succès -mérité- de la région.

Il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables Vins de réserve, que l’on ajoute à des Vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle.

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc. Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres, qui sont dirigés par des responsables de groupes qui vendent du Champagne comme de la lessive… LIRE LA SUITE 

 


LES BIERES

La Saint-Léonard. Une bière de garde produite à Boulogne-sur-Mer. Dorée et corsée, une autre bière de qualité indiscutable qui vous surprendra agréablement.

La bière du Ch’ti. Issue du nord, comme vous l’avez deviné. Une blonde fabriquée elle aussi élaborée de façon artisanale.

Voir LES BIERES DU MONDE 

 

 

LE VIN DE A à Z

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21/02/2013

La gastronomie et les vins d'Alsace et de la Lorraine

L'ALSACE

Agricole, industrielle, touristique, cette région peut en plus s’enorgueillir d’une certaine richesse culturelle qui fait affluer vers Strasbourg un grand nombre d’amateur d’art.

Côté culinaire, l’Alsace est célèbre pour sa fameuse choucroute. Dans les viandes, c’est le porc qui est en tête, suivi de près par les volailles : oies, dindes, ainsi que le bœuf et le gros gibier à poil. La charcuterie tient également une bonne place dans un menu alsacien. Vous y trouverez foie gras en pâté ou en brioche, jambons sous la cendre, en croûte, différentes saucisses souvent servies avec des frites, des saucissons ou cervelas strasbourgeois, des boudins dont la « zungenwurst » à base de langue écarlate et de lardons, très poivrée ; le « gefelter saünäge » , autre préparation typique composée d’estomac de porc farci ; ou encore les « waedele », saucisses au foie.

A goûter également : les saucisses à l’anis, les « galerei », tête pressée en gelée, l’andouillette d’Épinal, le « grienerspeck », lard vert salé, le « burenspeck », lard fumé, le « judespeck », lard des juifs, à base de plat de côte de bœuf fumé, les « gendarmes », paire de saucisses dures, ou encore le « presskopf », mélange de tête de veau et de porc auquel sont adjoints cornichons, ail, riesling.

Peu ou pas de poissons de mer, mais, en revanche, une quantité de poissons d’eau douce. Ainsi pourrez-vous déguster des carpes, gardons, sandres, brochets, truites, mais aussi des escargots dans la région de Barr. Dans cette région où l’hiver est le plus souvent rigoureux, les soupes sont fort prisées : aux lentilles, à la bière avec cannelle et crème, à l’orge perlée, aux choux rouges, aux abattis d’oie, aux œufs et épinards, aux grenouilles, aux écrevisses, ou bien aux jets de houblon.

Sur le plateau de fromages alsacien, il ne peut manquer le munster, qu’il vaut mieux consommer fermier pour pouvoir l’apprécier pleinement. Il y a aussi le fromage blanc, le « bibbelkäse ». Le pain, dans cette région, a la particularité d’être souvent sucré ; en effet nous trouvons des pains à la cannelle, au pavot, aux épices, des bretzels salés ou sucrés, destinés aux fêtes de Noël et du Nouvel An, la « nexjohrweke », la « birewecke ». Une tradition encore, le pain de Sainte-Agathe à faire le 5 février. Les hommes, femmes et animaux le consomment afin que l’année leur soit bénéfique

Côté pâtisseries, là aussi un gâteau hautement traditionnel : le « kougelhopf ». C’est une pâte levée enrichie de beurre, de raisins secs et d’amandes. Mais on peut également se régaler avec les « anisbreedle », petits fours parfumés à l’anis, les macarons, les tuiles, les pains d’épices, les chocolats et les truffes au marc de gewurztraminer, sans délaisser les mirabelles confites du Ballon d’Alsace, les beignets de Carnaval, « schenkele » ou « fasenachskiehle », et les typiques de Noël : le « Christsolle » en forme de bébé langé, les « bredles » aux découpes d’anges, cœurs ou étoiles. Quant au « kougelhof », préparé dans un moule spécial au moment de Pâques, il prend la forme d’un agneau blanc et est vendu dans les pâtisseries de la région.

Proverbe alsacien : « Manger et boire unit le corps et  l’âme. » Selon un chroniqueur du Moyen Age, l’Alsace est citée ainsi : « grange à vin, grange à blé et garde-manger ». Victor Hugo, quant à lui, disait que « l’Alsace est un pays merveilleux ».

 

 

LA LORRAINE

Grâce à son cristal de Baccarat, la Lorraine occupe une place  de choix sur nos tables. Ajoutons à cela l’amour des Lorrains pour la bonne chère et retrouvons l’histoire de Nancy avec sa célèbre place Stanislas et le roi du même nom, qui serait à l’origine de la fabrication du baba. Il y a mille autres spécialités, découvrons maintenant ses nombreuses recettes.

Dans ce pays industriel, la viande de porc occupe une place importante. Cet animal appelé « môsieur » est à la base de nombreux plats et charcuteries. Outre le saucisson lorrain fait à base de porc et de bœuf, on trouve le saucisson gris préparé comme le précédent, avec toutefois une adjonction de sucre. Il y a également les boudins noirs et blancs de Nancy ou de Metz, l’andouillette de Lunéville, celle d’Épinal, de Nancy, parfumée au madère, et les andouilles dont la plus cotée vient d’Arnay, délicieuse avec des haricots. Cette région vous offre également toute une gamme de pâtés : au pied de veau, au foie gras d’oie, ou tout simplement l’excellent pâté de campagne lorrain, sans oublier les traditionnels jambons (fumés, sous la cendre, au foin) et les grillons vosgiens. Il faut décerner une mention spéciale pour les quenelles au foie de porc originaires de Moselle, les « leberknödel ». Le grand prix revenant bien entendu à la fameuse quiche lorraine qui est présente dans toutes les charcuteries. Deux autres spécialités de cette région : le « dumeau » et le « fedchin », ragoûts préparés généralement  chaque année, après le sacrifice du cochon.

La Meuse, quant à elle, apporte sur la table lorraine les poissons : anguilles, brochets, gardons, barbeaux, brèmes, carpes, goujons, perches, et avec un peu de chance des truites. Tous ces poissons sont dégustés selon des recettes appropriées : carpes à la bière, matelote d’anguilles à la meusienne, pâté de truite de Remiremont.

Comme en Alsace, la Lorraine, pays froid en hiver, aime à déguster de bonnes soupes. Souvent consistantes, faites à base de pommes de terre râpées crues dans un bouillon (la « râpée »). On y apprécie également la bonne soupe au lard servie avec des fèves ou des haricots, ou même du fromage. Quant à la soupe lorraine, elle est composée d’un mélange de purée d’oignons, de lard, de fromage et de crème. Le boudin et l’échine de porc entrent aussi dans la composition de bien des soupes pour le plaisir de petits et des grands.

Les fromages, en revanche, sont peu nombreux et portent des noms de pays : les « fremgeys », fromage blanc, le « géromé », sorte de munster, difficile à trouver, le « trang’nat » au lait de vache, un peu poivré, employé pour le « gueyun », cet autre fromage affiné dans des pots de grès recouverts de paille.

Pour accompagner ces fromages, il vous faut trouver le « cougnat », pain en forme de bonhomme, le « galu » ou pour les gourmands, une brioche tressée, la « torde ».

Il existe aussi une brioche de forme allongée recouverte de sucre appelée le « coihu » ainsi que des petits pains nancéens, les « auriquettes ». Si nous continuons le tour des spécialités sucrées, nous découvrirons les pains d’anis de Gérardmer, la tarte au pavot de Toul, les biscuits aux amandes ou « visitandines », les gâteaux au chocolat de Nancy, les macarons, les madeleines et brioches de Commercy, les galettes en pâtes feuilletée, les gaufres, les babas, les chaussons aux pommes et à la cannelle, et toutes les petites sucreries : « spritz », « oubliés », « oriquettes », « nonettes », « chanoinesses ».

Le choix, côté bonbon, est vaste : sucres d’orge voisinent avec chocolats au kirsch, à la mirabelle, « cailloux » à la pâte d’amandes, « mitres de saint Nicolas ». On trouve également les « carreaux de faïence » de Sarreguemines et même les dragées de Verdun emballées dans de fort beaux sachets et dont l’emblème est le drapeau tricolore.

 

LES VINS D'ALSACE

Le vignoble s’étend du nord au sud sur plus de 170 km. Son parcours est un pur bonheur : des villages fleuris aux winstubs, des collines ondulées, où se dressent fièrement les vignes prêtes au combat comme des troupes de légionnaires romains à la multitude des crus, les uns plus typés que les autres. L’homme vient s’associer à un terroir hors du commun, où l’on élève desvins sans concurrence, avec cette typicité exceptionnelle. Abrité des influences océaniques par le massif vosgien qui lui procure l’une des pluviosités les plus faibles de France (450 à 500 mm d’eau par an), le vignoble d’Alsace bénéficie d’un climat semi-continental ensoleillé, chaud et sec. Ce climat est propice à une maturation lente et prolongée des raisins, et favorise l’éclosion d’arômes d’une grande finesse. La géologie alsacienne représente une véritable mosaïque, dugranite au calcaire en passant par le gneiss, le schiste, le grès… On ne peut pas confondre un vin d’Alsace avec un autre cru, tant les terroirs laissent s’exprimer particulièrement, ici, leRiesling, là, le Gewurztraminer ou le Pinot Gris. Attention à la complexité des crus et lieux-dits et lisez bien les étiquettes, pour ne pas confondre les clos, les Grands crus ou les ­communes, et à la dépersonnalisation de quelques vins, notamment en Riesling, qui commencent à être bien tropronds et loin d’une typicité réelle, où la nervosité devrait être de mise. Appréciez en tout cas l’extraordinaire convivialité des hommes de la région et les vrais vins typés dont les meilleurs atteignent une typicité rare et procurent la joie du vin, à des Prix très sages. 


Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom (en rouge)

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

RIESLING
GRESSER
Georges KLEIN
SCHAEFFER-WOERLY
SCHLÉRET
Willy ROLLI
ZOELLER
BESTHEIM
BLANCK
René FLECK
Ch.et D.FREY
MUHLBERGER
REINHART
SEPT VIGNES
SCHLUMBERGER
Aline et Rémy SIMON
André ANCEL
Charles BAUR
Jacques ILTIS
René KOCH
Château d'ORSCHWIHR
Edmond RENTZ
Aimé STENTZ
André VIELWEBER
Laurent VOGT
GEWURTZTRAMINER
Claude BERGER
DUSSOURT
Fernand ENGEL
GILG
HAEGI
SEPT VIGNES
BAUMANN-ZIRGEL
Robert FALLER
FRICK
HAULLER
SAINT-RÉMY
Claude BLÉGER
Bernard HAEGELIN
Victor HERTZ
Cave HUNAWIHR
Cave KAES
Damien KELHETTER
Robert KLINGENFUS
TOKAY PINOT BLANC
FRICK (PB)
GILG
SCHAEFFER-WOERLY
SCHLÉRET
SCHLUMBERGER
Aline et Rémy SIMON
M-C et P. BORÈS
Ch.et Dom. FREY
Cave KAES (Muscat)
René KOCH
SAINT-RÉMY
André VIELWEBER
André ANCEL
2 LUNES
BLANCK
LOBERGER
KELHETTER (PB)
Edmond RENTZ
Philippe SOHLER
STINTZI
CREMANTS PINOT NOIR
Claude BERGER (PN)
BESTHEIM
DUSSOURT
Fernand ENGEL
Ch.et D. FREY
Georges KLEIN
Aline et Rémy SIMON
Jacques ILTIS
Jean-Louis KAMM
REINHART
STINTZI
André VIELWEBER
ZOELLER
Cave CLEEBOURG
CROIX de MISSION (Auxerrois)
2 LUNES
Cave HUNAWIHR
VENDANGES TARDIVES (et SGN)
Fernand ENGEL
GRESSER
HAEGI
HAULLER
SCHAEFFER-WOERLY
ZOELLER
BAUMANN-ZIRGEL
Claude BERGER
M-C. et P. BORÈS
DUSSOURT
René FLECK
Ch.et Dom. FREY
Cave KAES
Edmond RENTZ
SCHLÉRET
Laurent VOGT
BROBECKER
Jacques ILTIS
MUHLBERGER
Philippe SOHLER



DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

RIESLING
BECK/REMPART
Victor HERTZ
Jean-Louis KAMM
KOESTEL
Edgar SCHALLER
Bernard WURTZ
GEWURTZTRAMINER
HUBER et BLÉGER*
Lucien SCHIRMER*
Henri BRECHT
KIRSCHNER
DIRINGER
(Rober HEYBERGER)
Emile HERZOG
TOKAY PINOT BLANC
HALBEISEN (Muscat)*
Robert HEYBERGER
ULMER*
Charles FAHRER
Willy ROLLI
(WUNSCH-MANN)
CREMANTS PINOT NOIR
Claude BLÉGER
Eric LICHTLÉ*
VENDANGES TARDIVES (et SGN)

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

RIESLING
(SALZMANN)
Maurice SCHOECH*
GEWURTZTRAMINER
(Léon BOESCH)
(KIEFFER*)
(RUHLMANN-SCHUTZ)
(Cave TURCKHEIM*)
TOKAY PINOT BLANC
(Jean BUTTERLIN)
HEBINGER*
(KIRSCHNER)
CREMANTS PINOT NOIR
VENDANGES TARDIVES (et SGN)

 

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

 

Le point sur les millésimes

En Alsace, le millésime 2008 est nettement plus réussi que le 2007, particulièrement difficile (il y a de rares exceptions), les 2006, 2005, 2004, 2002 et 2001 sont savoureux, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2006, 2004, 2001, 2000, 1997 ou 1989). Il existe une réelle convivialité des hommes de la région et leurs vins atteignent une typicité rare, procurant la joie du vin, à des Prix qui ont tendance à monter. Attention à la complexité desterroirs, voire à l’amalgame entre des crus et des lieux-dits. Il faut rechercher la fraîcheur et la vivacité, au détriment de vins trop souples, avec trop de sucrosité, qui deviennent de plus en plus “douceâtres”. Un Riesling, un vrai, doit être sec et vif. 

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LE VIN DE A à Z

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28/10/2012

Bourgogne : l'osmose exceptionnelle des vins et des mets

Sans nul doute le pays bourguignon possède les meilleurs atouts avec la qualité de ses produits de terroir. Pays où la viande est excellente, comme le Charolais qui est, à juste raison d’ailleurs, fort réputé. Particulièrement appréciés également, les veaux en provenance de Saint-Martin-en-Haut, toujours dans le pays charolais, les volailles des Amoges et de la Marche, les canards sauvages, ainsi que les porcs et leurs cousins, les sangliers, rehaussés par la célèbre moutarde de Dijon.

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Le plateau de charcuteries pourrait faire pâlir d’envie celui des viandes. On y trouve toute sorte de jambons, crus, braisés, persillés, les andouillettes et andouilles, les pâtés en croûte, les pieds truffés à la dijonnaise, le boudin de campagne, les tripes préparées avec du gras-double, des oignons, des œufs, des champignons, de la mie de pain, des échalotes, du persil et des câpres. Il vous faut absolument goûter les « attereaux », spécialité bourguignonne composée de porc en petits morceaux, mélangés à des œufs et des herbes, enveloppés de crépine, puis recouverts de vin, agrémentés d’épices et cuits au four. Également bourguignonne, la tourte à la chair à saucisse, les « beursaudes », préparation à base de poitrine de porc coupée, légèrement revenue, dont la cuisson est continuée en cocotte après avoir rajouté des herbes. Mise en pots de grès, elle peut se consommer plusieurs jours. Enfin l’on retrouve les grattons ou rillons, qui font la joie de certains.

Les escargots, qui demeurent l’emblème de la Bourgogne, trouvent leur pleine saveur préparés au chablis. Parmi les poissons, nous trouvons tous ceux des fleuves et rivières dont le brochet, apprécié en quenelles, la brème, la carpe, l’anguille, le poisson-chat. Et n’oublions pas les grenouilles, dont les cuisses sont rissolées avec de l’ail et du persil. Escargots et grenouilles étant les rois de la Bourgogne, dégustez le plat régional où ces deux produits se côtoient, préparés à l’ail et au persil.

 

Cliquez sur l'appellation pour accéder GRATUITEMENT aux vignerons retenus dans le GUIDE DUSSERT-GERBER cette année

 

AUXEY-DURESSES
BEAUNE
BOURGOGNE
CHABLIS
CHAMBOLLE-MUSIGNY
CHASSAGNE-MONTRACHET
CLOS DE LA ROCHE
CORTON-CHARLEMAGNE
CÔTE SAINT-JACQUES
CRÉMANT DE BOURGOGNE
FIXIN
GEVREY-CHAMBERTIN
GIVRY
MÂCON- BRAY
MÂCON-IGÉ
MARSANNAY
MEURSAULT
MONTHÉLIE
MOREY-SAINT-DENIS
NUITS-SAINT-GEORGES
PERNAND-VERGELESSES
POMMARD
POUILLY-FUISSÉ
POUILLY-VINZELLES
PULIGNY-MONTRACHET
RULLY
SAINT-AUBIN
SAINT-BRIS
SAINT-VÉRAN
SANTENAY
SAVIGNY-LES-BEAUNE
VIRÉ-CLESSÉ
VOLNAY
VOSNE-ROMANÉE
VOUGEOT

 

Il serait erroné de croire que la Bourgogne cultive peu de légumes. Leur récolte y est abondante : carottes, cornichons, échalotes, et oignons dont Auxonne en Côte-d’Or tire sa réputation. Ainsi le pays bourguignon propose-t-il de nombreuses soupes, dont celle dite  « aux appétits » à base de vert d’oignons frais, que l’on verse sur du pain beurré. Mais aussi la « soupe au saucisson » composée de choux, rondelles de saucisson et croûtons, ou encore le potage de Nevers, mélange de choux et carottes, et la « trempée » où se côtoient seulement vin rouge et pain selon les goûts ou l’humeur, elle peut être sucrée ou salée, ou préparée avec du vin blanc. Les deux spécialités traditionnelles sont la « soupe aux gaudes », sorte de bouillie faite avec des galettes de maïs chaudes, additionnée de lait froid, et la « soupe aux beursaudes », à base de lard, pain et bouillon.

Le plateau de fromages vous propose un choix étendu, au lait de chèvre ou lait de vache. Nous retrouvons l’époisses au goût prononcé dû à des macérations dans du vin blanc ou un mélange d’eau et d’eau-de-vie de marc. Autre fromage non moins célèbre, le citeaux, fabriqué par les moines de l’abbaye du même nom, tout comme celui d’une autre abbaye, celle de La Pierre-qui-Vire. Pour compléter ce plateau, il nous faut citer le claquebitou, présenté avec ail, oignons et herbes. L’époisses a un dérivé fort bon également, le cendré d’Aisy, qui doit son appellation à son affinage sur la cendre de sarments de vigne. La liste n’est pas exhaustive, il y a encore les « boutons de culotte », le toucy, le charolais, des chèvres à consommer frais ou secs. Un bon plateau de fromages se doit d’être bien accompagné, d’abord par les pains : goutez les pains régionaux, le « pain à soupe », le « pain marchand de vin » et le « cordon » (à voir absolument : le musé du Blé et du Pain à Verdun-sur-le-Doubs).

La Bourgogne est aussi une grande productrice de miel, et de nombreuses spécialités sucrées sont conçues à partir de cet élément. Nous retrouvons toute sorte de pains d’épice, notamment à Dijon, des biscuits à la cuiller, des friandises à base de chocolat, les baladins et les grumes à Mâcon, les nougatines, odettines, caramels dits « négus » ou « lolottes » à Nevers, les nonnettes à Auxerre, les bûchettes et marquises à Clamecy. Les bonbons à l’anis, les sucres d’orge, les grabaches, les graviers, les pâtes de fruits à base de cassis, les « cassissines », font partie intégrante des sucreries bourguignonnes, ainsi que les « douceurs de Gianduja » aux noisettes (il ne manque plus que Tchaïkovski !).

Côté gâteaux, la Bourgogne n’est pas vraiment à plaindre : vous pourrez y déguster de succulentes tartes aux pruneaux, les « nids d’amour », sorte de beignets confectionnés pour la Saint-Nicolas, le 6 décembre. Toutefois le produit clé de la Bourgogne est le cassis. On l’utilise sous forme de confitures, bonbons. Tel quel, mélangé à du bourgogne aligoté, il compose cet apéritif fort répandu, le kir. Moins connues mais tout aussi délicieuses sont les « perles mâconnaises » au kirsch ou le « raisiné », un concentré de jus de raisin dans lequel sont cuits poires et coings.

Enfin, notez sur vos tablettes les « jacquelines ». C’est en 1383 que Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, guerroyant pour Charles IV, vainquit les Gaulois à Courtrai. Il offrit à la ville de Dijon l’horloge à automates qui surmontait le beffroi et la fit placer en haut de l’église Notre-Dame. Au XVIIe siècle, les Dijonnais adjoignirent à l’automate baptisé Jacquemart une épouse, Jacqueline, et plus tard Jacquelinet et Jacquelinette. De nos jours, la famille Jacquemart sonne toujours, sans jamais faillir, heures, quarts et demies. En 1926, Michelin présenta au Conseil des prud’hommes de la ville de Dijon l’échantillon d’une succulente friandise qu’il déclara vouloir appeler « jacqueline », modeste hommage à la fidèle épouse de Jacquemart et en remerciement de leurs longs et loyaux services.

 

LES VINS DE BOURGOGNE

Tout concourt ici, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime, et cela explique l’extrême diversité des grands vins bourguignons, qui leur donne cette typicité unique, où l’élégance prédomine toujours, en rouge comme en blanc. 

La force des sols est omniprésente, et on ne doit s’intéresser qu’aux Vignerons dignes de ce nom, ceux qui pratiquent l’amour du terroir associé à une convivialité exemplaire, et c’est ce qui compte ici, tant cela peut manquer dans d’autres régions. Car ici, le vin est avant tout un art de vivre. On partage un moment (et on boit un “canon” en même temps) avec ces Vigneronstalentueux et passionnés, souvent très discrets, mais avec lesquels on partage, quand on les connaît, une convivialité rare.

Bien sûr, il s’agit de savoir faire le bon choix, tant la complexité des classements en crusclos,climats, et le fait qu’un vigneron puisse posséder une multitude de crus dans un périmètre très restreint (quelques ares…) ne peuvent que multiplier les différences. La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est omniprésente. Comment expliquer que l’on puisse trouver autant de différence entre un Nuits-Saint-Georges ou un Pommard, un Meursault ou un Montrachet, quand on sait que le cépage (Pinot Noir ouChardonnay) est unique, et que l’on ne peut pas “jouer” sur la proportion des raisins ? Quand on se promène entre les murets qui entourent les vignes des Grands crus, on voit qu’à quelques mètres de distance le sol ne produit pas les mêmes crus. L’altitude des vignes, selon qu’elles se situent à 150 ou 300 m, l’inclinaison des pentes (les meilleurs vins proviennent des mi-pentes), la richesse des sous-sols en ressources minérales, en sodium, en oligoéléments… Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime. Ajoutez à cela l’exposition (fondamentale) face aux mouvements du soleil, un territoire pauvre où la terre est rare, et vous comprendrez l’extrême diversité des grands vinsbourguignons. Globalement, les Grands crus sont régulièrement “supérieurs” aux Premiers crus, l’exception et le talent de l’homme confirmant la règle.
 

Bien entendu, ici comme ailleurs, quelques producteurs élèvent des vins trop “travaillés” (et bien chers) où le fût neuf est employé à l’extrême, ce qui n’est pas pour arranger le Pinot Noirnotamment, qui demande de la finesse. Il en va de même pour certains blancs, où la barrique (et tout le baratin que l’on va vous raconter) ne remplace pas le terroir... LIRE LA SUITE 

 

 

Le point sur les millésimes

 

En Bourgogne, le millésime 2007 est très réussi, très minéral, en blanc (très beaux Chablis) comme en rouge, ces derniers largement supérieurs au 2006. Les millésimes 2008, 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 1999 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, dans la lignée du 2000, dans les deux couleurs, qui côtoie donc un 2003 atypique, comme le grand 2005, qui demande de la patience. Superbes bouteilles en blancs dans les millésimes 2000, 1999, 1995 ou 1989, alors que les meilleurs rouges développent leur attrait dans les millésimes 1999, 1997, 1989 ou 1985.

 
Pour les rouges

les grands : 2009, 2008, 2005, 2003, 2002, 2000, 1999, 1995, 1990, 1989, 1985, 1983, 1979, 1978, 1976, 1978, 1971, 1970.

les bons : 2007, 2006, 2004, 2001, 1998, 1996, 1993, 1988, 1986, 1979.

 
Pour les blancs

les grands : 2009, 2008, 2007, 2006, 2005, 2004, 2002, 2000, 1999, 1998, 1995, 1990, 1989, 1986, 1985, 1983, 1982, 1979, 1978, 1976, 1970.

les bons : 2003, 2001, 1997, 1996, 1994, 1988, 1987, 1971.

 

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